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PSE: Une journée pour presque rien !!!

il y a 3 heures
3 min de lecture


CFDT ROQUETTE FRANCE

PSE — LA DIRECTION DOIT PRENDRE SES RESPONSABILITÉS

La journée de négociation n’a quasiment pas apporté d’avancées. La Direction n’était, encore une fois, pas prête à négocier.

Les simulations doivent encore être retravaillées, les documents actualisés et les réponses sur les mesures essentielles sont renvoyées à la prochaine réunion. Ce manque de préparation est inacceptable au regard des conséquences humaines du PSE.


SÉCURISER LE REVENU PENDANT LE PORTAGE RETRAITE



La Direction reste sur 36 mois maximum à 78 % du salaire brut de référence. Ces modalités sont toujours en négociation. Chaque salarié doit connaître précisément les conséquences du dispositif sur son revenu net.

La CFDT exige des simulations fiables, détaillant les primes et les éléments de rémunération retenus, la prise en compte des augmentations intervenues pendant le temps partiel de fin de carrière ou l’arrêt prolongé et, pour les cadres concernés, l’intégration du STI moyen des trois dernières années dans le calcul de l’allocation de portage.

Nous demandons aussi le transfert en paie des versements mensuels de la carte Worklife, avec maintien du montant net perçu. La solution évoquée pour le portage doit garantir 67,50 € nets par mois. Nous demandons son extension à l’ensemble des salariés.


RENFORCER LES GARANTIES DU RECLASSEMENT EXTERNE

Nous défendons 24 mois de congé de reclassement pour les moins de 50 ans et 30 mois pour les 50 ans et plus, les salariés bénéficiant d’une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), les parents isolés avec enfant à charge et les parents d’un enfant handicapé à charge.

La Direction reste à 12 et 15 mois. Elle doit revoir sa proposition.

Nous demandons des offres d’emploi à 30 km routiers maximum du domicile. La Direction ne propose cette limite que pour au moins une offre. La proximité de l’emploi est essentielle pour préserver la vie familiale.

La prime de reclassement rapide doit atteindre 100 % du solde du congé de reclassement restant, contre 50 % proposés. Les salariés qui retrouvent rapidement un emploi doivent bénéficier d’un accompagnement financier renforcé.


DONNER LES MOYENS DE RÉUSSIR SA RECONVERSION

La CFDT demande la prise en charge d’un véritable bilan de compétences lorsque cela est nécessaire et la mutualisation de 50 % de l’enveloppe globale de formation, y compris une part des budgets des salariés qui ne partent pas en formation.

L’objectif est de financer les reconversions nécessaires, notamment les parcours plus longs ou plus coûteux.


GARANTIR LES DROITS AVANT TOUT DÉPART ANTICIPÉ

La Direction annonce une ouverture le 9 novembre sur HRGo, après la consultation du CSEC du 4 novembre. Elle indique que les salariés concernés bénéficieront des mesures initiales et de toutes les améliorations validées ultérieurement, par accord ou décision unilatérale.

Cette garantie doit être confirmée dans les documents remis à chaque salarié.

Talent Solutions pourrait ne pas intervenir dès les premières commissions. La CFDT exige un accompagnement effectif dès l’ouverture, avec des informations écrites et compréhensibles avant tout engagement.

La Direction refuse toujours d’ouvrir la préretraite à la substitution, qui permettrait à un volontaire de libérer son poste pour un salarié concerné par le PSE. Cette exclusion doit être réexaminée pour élargir les possibilités de reclassement.


DES AMÉLIORATIONS LIMITÉES À CONFIRMER PAR ÉCRIT

À la demande des organisations syndicales, la Direction a accepté des frais de déménagement portés à 3 500 € et trois offres valables d’emploi également pour les parents isolés avec enfant à charge et les parents d’un enfant handicapé à charge. Ces améliorations doivent être confirmées dans le texte final.

Les documents doivent aussi reprendre les montants réellement discutés : pour la reprise d’un emploi, le différentiel de rémunération a été porté à 350 € maximum par mois, alors que la note présentée mentionnait encore 250 €.

Les salariés doivent disposer d’informations fiables et actualisées.


LA SANTÉ DES SALARIÉS EXIGE DES MESURES IMMÉDIATES

Sextant a alerté la Direction sur des troubles psychosociaux. Pourtant, aucun calendrier de présentation du plan d’action n’a été annoncé.

La CFDT exige la présentation de l’alerte et des premières mesures au CSEC du 4 novembre, un calendrier d’action précis et un suivi par les représentants du personnel.

La Direction doit agir pour protéger les salariés, clarifier leur avenir et mettre fin aux communications qui ajoutent de la pression. La santé des salariés ne peut pas attendre !

Nous exigeons des propositions écrites avant la préparation du 5 novembre, notamment sur le portage, le reclassement externe et l’indemnité supralégale, afin de pouvoir négocier utilement dès le lendemain.


LA CFDT EXIGE UN PSE SOCIALEMENT RESPONSABLE

Une entreprise qui présente des résultats financiers corrects doit assumer pleinement ses responsabilités sociales.Les moyens consacrés à l’accompagnement doivent être à la hauteur des conséquences humaines de ce PSE.

Des avancées importantes doivent être obtenues dès ce vendredi 6 novembre afin de rassurer les nombreux salariés confrontés à des troubles psychosociaux importants. La Direction doit maintenant prendre des engagements concrets pour les protéger.



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